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Chapitre 17

Mon chemin, Mon histoire La densité devenue évidence


Il fut un temps où je cherchais des exemples précis, des situations marquantes pour prouver que j’avais appris. Aujourd’hui, je n’en trouve plus. Non pas parce que la densité intérieure s’est effacée, mais parce qu’elle s’est installée en moi comme une évidence.

Ce cheval bai brun m’a montré que je pouvais dire non, et que ce non — juste, sans émotion, sans peur de sanction, sans crainte des réactions qu’il pouvait susciter — pouvait ouvrir une autre relation, fondée sur la confiance. J’ai dit non à ce cheval, et pourtant, après, une fois ce non bien posé, Densi était avec moi, prêt à me suivre.

Depuis ce jour, je n’ai plus besoin de me demander comment me positionner. Le « non » ou le « oui » surgissent naturellement, sans effort, sans peur de blesser ni d’être rejetée. Dans mes relations proches, avec ma fille, avec mon conjoint, je sens que cette densité me porte : elle est là, discrète, comme une respiration.

Et j’ai constaté autre chose : cette densité intérieure ne me libère pas seulement moi. Elle libère aussi ceux qui m’entourent. Parce que mon positionnement est clair, ils n’ont plus à deviner, ni à craindre mes réactions. Ils peuvent être eux-mêmes, sans tension, sans masque. Mon ancrage devient pour eux un espace de sécurité.

Ce que les chevaux m’ont montré — Grisou en m’offrant le droit de prendre du temps pour moi, Densi en m’enseignant la justesse du « non » — est devenu une qualité de présence permanente. Je ne lutte plus, je n’explique plus, je n’ai plus besoin de convaincre. Je suis simplement là, ancrée, et cette posture ouvre des espaces de confiance et de liberté.

La densité en moi est devenue une source de liberté pour ceux qui m’entourent.

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