Episode 19
- renardvero66
- 10 déc. 2025
- 2 min de lecture
đŽLes jeudis MĂ©diation Equine: La peur et le pont intĂ©rieur
AprĂšs avoir explorĂ© la vulnĂ©rabilité dans lâĂ©pisode 18, nous abordons aujourdâhui la peur. Ces deux Ă©tats sont souvent confondus, car le mot peur est utilisĂ© dans de nombreux contextes. Pourtant, ils ne se situent pas au mĂȘme endroit sur le pont intĂ©rieur.
Différence entre vulnérabilité et peur

Vulnérabilité (zone 4 à 7 du pont) :
« Jâai peur dâĂȘtre en retard », « Jâai peur dâavoir Ă©chouĂ© », « Jâai peur quâil ne mâaime plus ».
Ici, il nây a pas de menace vitale. Ce sont des situations oĂč lâon se sent exposĂ©, fragile, sensible.
La vulnĂ©rabilitĂ© est une ouverture, une mise Ă nu Ă©motionnelle qui permet lâapprentissage et la rencontre.
Peur (au-delĂ de 7, zone 8 et +)Â :
« Jâai peur du vide », « Jâai peur du noir », « Jâai peur des chiens ».
Ici, il y a un risque rĂ©el ou perçu pour la vie ou lâintĂ©gritĂ© physique.
La peur est une émotion de défense, qui mobilise le corps pour survivre.
đ La vulnĂ©rabilitĂ© est fertile, elle ouvre Ă la transformation. La peur, elle, signale un danger et demande une rĂ©gulation corporelle.
Prendre conscience de sa position sur le pont
Avant de travailler sur une peur, le rĂŽle de lâaccompagnant est dâaider la personne Ă se situer sur le pont :
Comment ressent-elle cette peur ?
OĂč se situe lâinformation dans son corps ?
Estomac qui vrille
CĆur qui sâemballe
Sueurs, tremblements
Malaise diffus, envie de reculer
Ou au contraire, une curiositĂ© mĂȘlĂ©e dâapprĂ©hension
Quand la personne sait oĂč elle se situe, elle peut faire un choix conscient :
Avancer pour explorer, si la peur reste modulable.
Reculer pour retrouver sécurité, si la peur est trop intense.
La mĂ©thode de Peter A. Levine â Somatic Experiencing
Peter A. Levine propose une approche de rĂ©gulation des traumas par lâĂ©coute fine des sensations corporelles.
1. Observer la peur dans le corps
Identifier les zones de tension ou de malaise.
Accueillir les sensations sans jugement.
2. Ralentir et titrer lâexpĂ©rience
Ne pas plonger dâun coup dans la peur.
Alterner entre la zone de peur et une zone de sécurité (respiration, contact avec le sol, geste simple).
Permettre au corps de dĂ©charger progressivement lâĂ©nergie accumulĂ©e.
3. Transformer la peur en ressource
Quand lâĂ©nergie est reconnue et libĂ©rĂ©e, elle devient une force vitale.
Le corps retrouve son mouvement naturel.
La relation avec le cheval sâouvre Ă plus de confiance.
Conclusion
La peur nâest pas un blocage, mais une Ă©nergie en attente de mouvement. En prenant conscience de sa position sur le pont, en observant les sensations corporelles et en travaillant par petites touches, chacun peut transformer la peur en ressource. Le cheval, par sa sincĂ©ritĂ© et sa sensibilitĂ©, nous accompagne dans ce chemin vers la rĂ©silience.




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