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Episode 19

🐮Les jeudis MĂ©diation Equine: La peur et le pont intĂ©rieur


AprĂšs avoir explorĂ© la vulnĂ©rabilité dans l’épisode 18, nous abordons aujourd’hui la peur. Ces deux Ă©tats sont souvent confondus, car le mot peur est utilisĂ© dans de nombreux contextes. Pourtant, ils ne se situent pas au mĂȘme endroit sur le pont intĂ©rieur.


Différence entre vulnérabilité et peur

  • VulnĂ©rabilitĂ© (zone 4 Ă  7 du pont) :

    • « J’ai peur d’ĂȘtre en retard », « J’ai peur d’avoir Ă©chouĂ© », « J’ai peur qu’il ne m’aime plus ».

    • Ici, il n’y a pas de menace vitale. Ce sont des situations oĂč l’on se sent exposĂ©, fragile, sensible.

    • La vulnĂ©rabilitĂ© est une ouverture, une mise Ă  nu Ă©motionnelle qui permet l’apprentissage et la rencontre.

  • Peur (au-delĂ  de 7, zone 8 et +) :

    • « J’ai peur du vide », « J’ai peur du noir », « J’ai peur des chiens ».

    • Ici, il y a un risque rĂ©el ou perçu pour la vie ou l’intĂ©gritĂ© physique.

    • La peur est une Ă©motion de dĂ©fense, qui mobilise le corps pour survivre.

👉 La vulnĂ©rabilitĂ© est fertile, elle ouvre Ă  la transformation. La peur, elle, signale un danger et demande une rĂ©gulation corporelle.

Prendre conscience de sa position sur le pont

Avant de travailler sur une peur, le rîle de l’accompagnant est d’aider la personne à se situer sur le pont :

  • Comment ressent-elle cette peur ?

  • OĂč se situe l’information dans son corps ?

    • Estomac qui vrille

    • CƓur qui s’emballe

    • Sueurs, tremblements

    • Malaise diffus, envie de reculer

    • Ou au contraire, une curiositĂ© mĂȘlĂ©e d’apprĂ©hension

Quand la personne sait oĂč elle se situe, elle peut faire un choix conscient :

  • Avancer pour explorer, si la peur reste modulable.

  • Reculer pour retrouver sĂ©curitĂ©, si la peur est trop intense.

La mĂ©thode de Peter A. Levine – Somatic Experiencing

Peter A. Levine propose une approche de rĂ©gulation des traumas par l’écoute fine des sensations corporelles.

1. Observer la peur dans le corps

  • Identifier les zones de tension ou de malaise.

  • Accueillir les sensations sans jugement.

2. Ralentir et titrer l’expĂ©rience

  • Ne pas plonger d’un coup dans la peur.

  • Alterner entre la zone de peur et une zone de sĂ©curitĂ© (respiration, contact avec le sol, geste simple).

  • Permettre au corps de dĂ©charger progressivement l’énergie accumulĂ©e.

3. Transformer la peur en ressource

  • Quand l’énergie est reconnue et libĂ©rĂ©e, elle devient une force vitale.

  • Le corps retrouve son mouvement naturel.

  • La relation avec le cheval s’ouvre Ă  plus de confiance.

Conclusion

La peur n’est pas un blocage, mais une Ă©nergie en attente de mouvement. En prenant conscience de sa position sur le pont, en observant les sensations corporelles et en travaillant par petites touches, chacun peut transformer la peur en ressource. Le cheval, par sa sincĂ©ritĂ© et sa sensibilitĂ©, nous accompagne dans ce chemin vers la rĂ©silience.

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